Poésie, pensées, nouvelles...
Observer l'écume Qui jour après jour se brise Noyade imperturbable Oublier les mots Qui nous ont forgés Tout recommencer
Nouveau venu dans la blogosphère, je me présente. Ou pas. Qu'importe qui je suis - et je ne suis pas. Pas moi. Pas qui ? Ni en l'étant, ni en le suivant. Je ne vais nulle part, crache un venin qui s'amenuise chaque jour un peu plus en espérant à la fois...
240615 Bon en tout, excellent nulle part. Le drame de sa vie. Aucun potentiel de héros tragique. Aucun potentiel de romantisme. Il en aurait rêvé, pourtant. Être pauvre pour avoir de l'envergure. Être effroyablement malheureux pour accéder au statut de...
C'était aussi grandir. Accepter. Et partir. Partir un jour, ou jamais, au gré des pas que ma folie soufflait. A travers mes yeux voilés par le délire. Le long des routes que d'autres avaient tracées. Pour moi. Ou pour eux, et les marques que j'y ai vu...
Mais rassure-toi, petite fille trop grande, le cahier suivant t'attend déjà, je ne suis pas prête à te laisser mourir, je t'aime un peu, vois-tu, tu es celle qui m'a un jour fait croire à la grandeur de l'homme, et fait ressentir la joie douce-amère de...
Beauté absolue au premier regard Quintessence du pouvoir qui illumine Noirceur infinie de l'âme
Nostalgie comme un mot qu'on adore Poésie comme un fleuve où l'on se noie Espoir comme la promesse d'être déçu
Ô cris de la Mer Aux pères de la Terre Esprits éternels Douceur d’un matin Noirceur du sourire Ombre sur ma vie Souvenir maudit de l’enfance Pleur nouveau à jamais répété Mélancolie monotone
Larme sur ma joue Espoir oublié Les cerisiers pleurent. Ô ! A tout à l'heure ! Esprits que j'aimais Dansent l'harmonie. Démons que je hais Poids de mon esprit.
Délire de l'instant assoupi Où conscience s'endort, lassée d'avoir fait mal Ouvre à la poésie de l'éternel
Nostalgie de l'enfant trop grandi Poétique insomnie des baisers qu'on ignore Et ne nous quittent plus jamais
Submergée par les pluies de sang, écrasée sous les semelles des impitoyables géants, je rêve. Rêve d'une vie impossible que j'aime plus que celle qui m'a été donnée. Je rêve à jamais, à jamais incapable de distinguer le rêve de la réalité.
Impitoyable récurrence de ces souvenirs tendres Qui derrière eux nous traînent Car grand ne peut plus être heureux
Je me reconnais dans leurs mots, dans leur souffle, dans leur poésie, mais si les mots percent mon cœur, ils n'effleurent pas ma pensée. Ni ma douleur.
Subitement, je réalise queje n'ai jamais su pleurer que pour moi-même.
8 Juin 2012. Vendredi. 12H. Extirpé de ma tête Doucement. Vers à vers. Et je deviens poète Chétive comme l’air. Frémissante. Une bulle Qui meurt, explose. J’hurle. Un soupçon de la fin Un frisson de la mort Ou un poème enfin, Qui me vient et m’endort...
Des horizons lointains, pour moi plus aucun. L'horizon de toutes parts est bouché par le noir "du ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle"... (Baudelaire) Evanescence. Effervescence. Dans un cœur qui s’écœure. Danse. Douceur. Douleur. Noirceur....
Mes premiers mots, dans un nouveau cahier. 1er février 2012. Mercredi. 10h. De ce monde effrayant, gouffre sans fond qui m’oublie dans son ombre, je ne garde rien. Le seul monde qui m’oppresse, c’est celui de l’esprit. Mon esprit m’étouffe, me donne envie...
18 Février 2012. Samedi. 23h. Mon cœur en mal d’amour tout à coup se déchire. Assailli de toutes parts, tendu, il expire Et son souffle qui se veut rédempteur frissonne, Il vit, meurt, se tait, caracole et tourbillonne Et sonne d’un dernier coup de glas...
1 Juin 2012. Vendredi. Vers 21h. J’osai croire être un autre Je me suis vu déçu. Vil truand ou apôtre, Que jamais je ne fus, J’osai prendre leur place – Ou m’y croire tout au moins - . Mes désirs s’entrelacent… Mais qu’ils m’emmènent au loin ! C’est tout...
21 ou 22 Février 2012. Mardi ou Mercredi. Le clapotement des eaux de pluie grelottantes Résonne dans mon âme, monotone et constant. La brise dans les cimes les fait froufroutantes ; Je m’en vais. Les gouttes mouillent mon vêtement. Décidée à partir j’en...
17 Mai 2012. Jeudi. Danse du feu éblouissante d’harmonie Instille une douce chaleur dans mon esprit Blessé. Les flammes orange et bleu m’entraînent, Me font redécouvrir la douceur des matins Où ma mère d’une caresse m’éveillait D’un silence complice éloignait...
8 Juin 2012. Vendredi. 12H. Être un homme ici-bas, ou bien femme peut-être Que m’importe de l’être, si je ne puis aimer ? Que m’importe de croire, si le destin est maître ? Que m’importe de vivre, sans pouvoir m’envoler ?
10 Juillet. Mardi. Tout cela fait si longtemps. Je me sens m'éloigner, encore et toujours, sans renoncer encore à ma douleur aimée. Je ne peux m'empêcher de ressasser ces semblants de souvenirs qui ne m'appartiennent plus. Ne sont plus les miens, s'ils...
10 Juillet. Mardi. Je veux me croire devenu fou, le montrer. Le voir. L'être. Malheur à celui qui croit. Qui sait - croit savoir. Renoncer est, peut-être, ma seule issue. Renoncer à quoi ? Pour sortir de quoi ? Je reste, encore une fois, sans réponse...