Poésie, pensées, nouvelles...
1 Novembre 2012
Je n’ai plus seulement de larmes. Celles qui autrefois coulaient sans que je pusse les retenir ne sortent plus aujourd’hui. J’ai atteint ce moment où ma propre infortune ne m’émeut plus. Où ma vie a cessé d’avoir quelque espèce d’importance à mes yeux, cédant la place à ce substitut doré qui hurle dans ma tête. J’ai si mal. De cette vie vide et flottante qui m’écœure. Je ne souhaite pas tant mourir qu’être heureuse. Atteindre ce Saint Graal que je vois miroiter dans les yeux des autres. Me faudra-t-il le leur arracher pour ne serait-ce qu’effleurer leur félicité ? Me faudra-t-il souffrir, jusqu’à atteindre un état dans lequel je ne pourrais plus reculer, duquel la seule issue sera la mort, mort que j’accepterai avec, sinon joie, renoncement, et soulagement.